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Source : lesinrocks. Parmi ces jeunes qui ont monté leur société, il y en a un dont les loulous nous parlent souvent : Taoufik Aoune. En , cinq ans après sa création, la SPSP surveillait plusieurs locaux municipaux et fournissait des vigiles aux campagnes électorales de Serge Dassault. Le chantier de destruction est énorme.

Nom:toufik aoune
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Extorsion, chantage, menaces : relisez notre enquête publiée en qui démontrait que l'industriel a littéralement voulu acheter la paix sociale à Corbeil. Il nous a pris pour des prostituées. Alors maintenant, on parle. Natif d'une cité de l'Essonne connue pour ses problèmes sociaux, les Tarterêts, il est de l'avant-dernière génération des loulous de Corbeil-Essonnes, celle des grands frères que les plus jeunes regardent avec respect.

Luigi demande qu'on lui donne un faux nom. Car lui et d'autres loulous de la ville ont décidé de raconter comment Serge Dassault, grand avionneur militaire français, patron du Figaro, sénateur UMP et ami de Nicolas Sarkozy, "a joué avec le feu dans les cités de l'Essonne". Tout est parti d'une louable intention. Mais en faisant cela, Dassault a mis le doigt dans un sale engrenage.

A Montconseil, aux Tarterêts, un quart des jeunes de moins de 25 ans n'a pas de travail. Des rixes entre bandes des deux cités provoquent la mort de deux adolescents.

Dès que la police intervient, il y a des saccages de voitures, de vitrines ; l'hôtel de ville est caillassé. Dassault veut ramener la paix. Il mise alors sur une politique des grands frères.

Celle qui consiste à recruter dans les cités des garçons qui peuvent avoir une influence sur les jeunes loulous et peuvent aider à les contrôler. Une décennie plus tard, on découvre les dessous de cette fameuse "politique des grands frères". Dans Libération du 18 octobre , un certain Mamadou produit des relevés bancaires prouvant qu'un collaborateur de Serge Dassault lui a versé au printemps euros sur un compte en Belgique.

Il prétend que Dassault et ses hommes le payaient pour qu'il fasse voter des jeunes des cités en faveur de l'UMP aux élections municipales. Pour Luigi, notre grand frère des Tarterêts, la bombe de Mamadou n'est qu'un morceau de l'histoire : l'histoire d'un riche grand-père qui veut acheter l'amour de ses enfants, et de ces enfants "prêts à tout pour que le vieux continue de cracher au bassinet".

Il nous raconte comment Dassault aurait essayé de monnayer son soutien, en vue des élections municipales de Fin , il était allé voir Dassault à la mairie pour lui parler du chômage des gamins de sa cité. Je lui explique qu'il faut trouver des emplois à des jeunes de la cité. Dassault me répond : 'Fais-moi un budget, dis-moi combien tu veux'. Je lui précise que je ne demande pas d'argent mais des emplois. Il me tend une feuille de papier : 'Mets un chiffre!

Je me suis énervé. Je lui ai répondu 'Va te faire foutre, je ne suis pas une pute et je ne roule pas pour toi politiquement'. Il a insisté : 'Mais marque ton chiffre sur le papier, bordel! Il dit avoir reçu juste avant les municipales un SMS envoyé du portable de Dassault : "Viens seul, à 18h30, à la mairie. Il m'explique que les jeunes des Tarterêts viennent sans arrêt lui casser la tête pour lui demander de l'argent. Je lui dit qu'il suffirait de leur donner du boulot. Il répond qu'il réfléchira et qu'il me rappellera.

Ce qui était incroyable, c'est que pendant qu'on parlait, dans la même pièce, il y avait une petite table avec trois hommes autour : un conseiller municipal et deux lascars que je connaissais dans la cité comme chefs de groupes.

Deux garçons qui, à l'époque, voulaient monter leur société de sécurité. Ils étaient tous les trois penchés sur une mallette de cuir noir. Ils en sortaient des billets de banque. Dassault n'avait pas du tout l'air gêné que je voie ça. D'autres qui n'avaient rien reçu disaient : 'Putain, nous aussi, on en veut! Il s'appelle Vincent. C'est un loulou de la cité de Montconseil. Boulevard Henri Murat, il désigne un gros bloc couleur brique. C'est là qu'on a décidé d'en manger nous aussi.

On s'est renseignés et on a vite appris qu'il fallait aller voir Lebigre à la mairie. Un ancien militant du SAC, la milice gaulliste connue pour ses actions violentes dans les années et A l'époque où Vincent découvre son nom, Lebigre est maire adjoint de Corbeil, chargé de la jeunesse, et secrétaire départemental de l'UMP. Un jour de , Vincent débarque dans le hall de la mairie de Corbeil. Il est accompagné de quatre jeunes de la cité. Ils demandent Jacques Lebigre.

Lebigre était tout seul dans une salle de réunion. Il nous demande ce qu'on veut. On lui répond : de l'argent pour nous payer le permis de conduire. Il dit qu'on n'a qu'à travailler. Je l'ai menacé en disant que je savais qu'il distribuait du fric aux jeunes en période d'élections, que je savais ce qu'il cachait.

Il est devenu tout rouge et nous a proposé de revenir régler ça un autre jour. Un midi, dans le hall de la mairie, il nous a mis à l'abri des regards, il a sorti de sa poche cinq bouts de papier pliés et nous les a distribués en nous serrant la main. C'était cinq chèques. Quatre de euros, à l'ordre de l'auto-école.

Le mien était de 1 euros, à mon ordre et signé de Serge Dassault. J'avais dit à Lebigre que j'avais déjà avancé l'argent pour mon permis et qu'il fallait qu'il me rembourse. Nous avons en mairie un dispositif officiel pour financer jusqu'à euros le permis des jeunes qui présentent un dossier. Certains, effectivement, n'ont pas toujours à notre égard des propos qui conviennent mais ils appartiennent à une autre manière de se comporter.

Mais posez-donc la question à monsieur Dassault! Nous avons un dispositif pour aider des jeunes. Qu'ensuite il y en ait qui soient un peu plus turbulents ou pressants que d'autres, oui, c'est vrai.

Nous avons en face de nous des gens dé-so-cia-li-sés. J'en suis fier. Mais la vie de Lebigre va changer. Le 18 septembre , à 6 heures du matin, il ferme la porte d'entrée de sa villa de Corbeil et traverse son jardin.

Il n'a pas le temps d'atteindre sa voiture. Trois hommes lui sautent dessus, le jettent à terre, le bourrent de coups de pied et de poing, volent sa sacoche et ses clés et le laissent tuméfié et couvert d'hématomes. Les journaux parlent d'une attaque de voleurs de voitures. Un commissaire des Renseignements généraux de Corbeil qui enquêtait sur une autre affaire dans les cités de la ville nous la raconte.

Ces témoignages, tous concordants, racontent une même histoire de dette. Lebigre aurait promis 10 euros à un grand frère. L'argent n'aurait jamais été versé et le grand frère lui aurait donné une correction.

Voici sa réponse : "Ce n'est pas sérieux. N'importe qui peut dire n'importe quoi. Et puis c'est tellement facile de pointer le doigt sur des jeunes des quartiers! Les gendarmes n'ont retrouvé personne. Et comme ayant signé des chèques à un délinquant lors des élections municipales de A quoi Lebigre avait répondu : "Je signe des chèques à qui je veux.

C'est la période où des jeunes mettent la pression sur la mairie pour lui prendre de l'argent ou des jobs". Le 29 mars , par exemple, quarante jeunes des cités, tous entre 16 et 25 ans, débarquent à la séance du conseil municipal.

Quelques-uns portent des T-shirts "Dassault, du boulot". Ils se regroupent au fond de la salle. Au milieu des débats, on les entend crier : "Dassault, tiens tes promesses!

Il avait dû céder la place à son adjoint Jean-Pierre Bechter. Les jeunes venaient montrer qu'ils veillaient à ce que le nouveau maire n'oublie pas les promesses d'emploi que leur avait faites Dassault. Sans ça, je peux vous assurer que ces jeunes n'auraient jamais voté pour l'UMP! Un record. Selon le conseiller municipal que nous avons interrogé, beaucoup de ceux qui demandaient du boulot à Dassault ont obtenu des postes. A la mairie, les employés municipaux qui les ont vus arriver nous en parlent.

Je me retrouve avec un jeune qui est censé conduire une voiture municipale. Problème : il n'a même pas son permis! En août dernier, un garçon de 18 ans embauché au service de la voirie prend un an de prison. Trois mois de prison avec sursis pour des coups de coude à la carotide Aux Tarterêts, il a agressé en groupe des policiers à coups de marteau.

Mi-octobre, deux autres, âgés de 18 et 24 ans, sont condamnés à trois mois de prison avec sursis pour avoir donné des coups de coude à la carotide et des coups de pied dans les reins à des policiers.

Le maire, Jean-Pierre Bechter, prend alors des mesures. Sur les soixantequinze jeunes CAE embauchés au départ, payés aux alentours de 1 euros par mois, six sont mis à pied.

On les attend à 8 heures le matin et on ne les voit se pointer qu'à 11 heures ou midi.

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